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Bonjour à tous,

Voila bien longtemps que je n’avais pas communiqué : la dernière lettre remonte à plus d’un  an. J’ai tant de choses à vous dire que je repoussais sans cesse le moment où je devais  m’asseoir devant mon ordinateur pour évoquer tous les sujets qui me tiennent à cœur et qui concernent directement ou indirectement la vie de notre organisation. Enfin je me décide … Il est vrai qu’il y a eu beaucoup d’évènements nationaux et internationaux, et j’attendais d’avoir tout « décanté »   pour pouvoir vous écrire .Deux parties dans cette lettre : la première concerne mes « humeurs » et mes réflexions, la seconde uniquement le travail de l’ADAC, ce qui est primordial pour l’action que nous menons depuis 2010 et que je mène personnellement depuis 1996 et 2000.

Depuis un an bien des évènements sont venus bousculer notre quotidien, enfin je parle pour ceux qui ont encore  une conscience de l’état réel de notre monde. Nous sommes à la croisée des chemins où il nous faudra choisir de mettre ce nouveau monde technologique au service de « l’Humanité », de notre planète  et du vivre ensemble, ou retomber dans les errances du passé avec les égoïsmes nationaux, l’intolérance produit par la méconnaissance donc la peur de l’autre, la valse sanglante des ego malades, surtout quand il s’agit de chefs d’Etats ou de grands responsables mondiaux, qu’ils soient politiques ou économiques.

Oui, il est vrai qu’en  matière de « statistiques », la pauvreté a reflué dans le monde et que l’espérance de vie a augmenté, il s’agit là de moyennes et cette constatation ne reflète en rien les disparités qu’il y a d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un territoire à l’autre… Les avancées en matière de santé, les dernières découvertes technologiques et le numérique peuvent considérablement améliorer le sort de l’Humanité, si nous mettons tous ces progrès au service de tous, au service de notre planète et  si nous ne jouons pas les docteurs « Frankeichtein » pour essayer d’asservir encore plus le milieu où nous vivons en créant une société monstrueuse car inhumaine…  

For est de constater que sur notre magnifique planète, sur notre terre mère, « Gaia »ainsi que la nommaient les Grecs de l’Antiquité, je me rends compte qu’il y a plusieurs planètes avec plusieurs Humanités qui se côtoient, qui s’ignorent, qui s’affrontent, qui se détestent… Pourtant il n’est pas difficile de comprendre que perdu dans l’univers sur notre petite boule bleu, nous sommes tous sur le même navire et que s’il coule, notre espèce périra dans sa globalité et quelle que soit l’hypertrophie des ego étatiques ou personnels, ils ne pèseront plus rien face au naufrage définitif  de l’Humanité… le navire prend déjà l’eau…

Alors oui, c’est là que nous prenons conscience qu’il y a plusieurs planètes et qu’elles sont étrangères les unes aux autres. Je n’ai pas attendu les « écolos » bobos urbains et  suralimentés ou les déclarations de « ceux qui savent » pour me rendre compte que nous marchions sur la tête en matière environnementale, en matière de partage, en matière de respect de tout ce qui nous entoure, en matière de non respect de ce qui fait la VIE tout simplement.

Depuis une vingtaine d’années, «  les Occidentaux », après avoir pollué la planète pendant cent cinquante ans avec « l’erre industrielle galopante  » et le «progrès non maîtrisé» (que nous ne pouvons pas rejeter stupidement), s’aperçoivent qu’il est peut-être temps de repenser notre système de rapport au monde qui nous entoure et d’avoir une lecture différente de notre développement futur… Je parle du monde occidental, parce que c’est celui auquel je suis sensé appartenir dans cette vie, si j’étais chinois je vous parlerais sans doute du monde asiatique, autre planète…

 C’est là que ça devient franchement comique ou tragicomique comme vous voulez,  car cette fameuse planète occidentale qui, paradoxalement a fait progresser de manière fulgurante nos sciences et nos techniques et aussi les droits de l’Homme (tant que ce dernier est d’accord avec sa vision du monde) a cette particularités d’avoir mis en « coupe réglée » les trois quarts de la planète,  généré 100 millions de morts au XX éme siècle par des guerres absurdes et des révolutions sans lendemain, fait trembler le monde avec la promesse d’une apocalypse nucléaire. Après avoir pillé, pollué, asservi au nom de la loi du plus fort et du plus évolué portant la « civilisation »,elle se soucie fort peu de ce qu’il pouvait advenir des autres espèces, humaines ou non. Elle a la trouille au ventre, et la brusque prise de conscience qu’il est urgent de changer de paradigme avant que ne survienne l’irréparable…  N’en doutons pas les habitants de la « planète occidentale » sont sincères et  essaient de faire le maximum pour sauver … leur peau…  sur leur planète à eux ou à l’idée qu’ils s’en font… et avec toute l’intolérance que cela implique…

 Je ne parle pas des dirigeants comme Trump ou du nouveau mini-dictateur Brésilien qui  poussent au suicide collectif un continent entier : pour eux on sait que leur planète sera l’Enfer s’il n’y a aucune réaction internationale… Non ! je parle de ceux qui sont sur la planète des bisounours schizophrènes, qui défilent dans les rues de nos villes pour réclamer la fin de cette civilisation consumériste mortifère et polluante, en proposant un salmigondis d’idées contradictoires, et qui pendant le même temps étant totalement autocentré sur leurs peurs de tout, dans un narcissisme exacerbé, se prennent en photo avec leur Smartphone  ou sont à l’affut de la dernière technologie numérique ou jeux en ligne.  Toute cette nouvelle technologie fonctionne grâce au pillage d’autres pays, sur une autre planète … la Terre… Ou bien ceux qui vous parlent des énergies renouvelables et  de la voiture électrique qui polluent moins leur atmosphère , en oubliant que tout ce qui est dans ces batteries ou dans les panneaux photovoltaïques vient aussi de pays d’une autre planète où l’on éventre la terre, ou l’on pille les minerais , ou l’on exploitent les enfants , ou l’on tue pour les intérêts sordides de multinationales apatrides- mais ce n’est pas grave : c’est sur une autre planète … la Terre.

Il n’est pas question de refuser toutes ces avancées technologiques et ce qu’elles peuvent apporter de positif dans l’amélioration de nos conditions de vie,  pour la gestion des ressources de façon durable et la protection de l’environnement. Si tous ces « bien-pensants » avaient deux sous de jugeote, ils verraient plus loin que leurs peurs immédiates. Ils feraient en sorte que ces nouvelles technologies ne soient pas seulement profitables aux uns, en condamnant à mort les autres et en dégradant définitivement un milieu trop loin pour qu’ils se sentent vraiment concernés.

Le seul mot qu’ils n’ont pas imprimé dans leurs esprits confus, c’est le mot « cohérence ». Pourtant des intellectuels ont théorisé sur la globalisation de notre monde et qu’un acte effectué à Shanghai a des répercutions à Toulouse, à Brazzaville, à Moscou et que toutes les réunions et colloques ne feront rien si chacun d’entre nous ne se sent pas responsable de toute l’Humanité. Nous sommes tous responsables de ce que nous deviendrons dans les années à venir… Tout le monde théorise sur le réchauffement climatique qui est une réalité, mais c’est le moindre danger au regard de notre attitude générale envers notre environnement. Nous n’avons aucune cohérence dans nos actions, que cela concerne nos territoires, l’Europe, le monde… Chacun joue sa partition sur sa petite planète ethnocentriste.

Scientifiquement, il semble que la Mère de l’Humanité soit l’Afrique et  l’humanité  est entrain de tuer sa Mère … Consciencieusement, méthodiquement, avec beaucoup d’application… mais l’Afrique n’est-ce pas une autre planète? Désormais on parle beaucoup de l’Afrique… Mais que fait-on réellement sinon bavarder pour ne rien dire ou pour proférer des banalités convenues…  et puis, au fond de la Méditerranée, les problèmes disparaissent

l’Afrique est loin,  que nous importe qu’un enfant de 9 ans qui  vit dans l’Est de la RDC   crève au fond d’un trou pour récupérer du coltan, pourvu que nous puissions posséder le dernier Smartphone à la mode ou le dernier écran ultra plat… Que nous importe toutes ces catastrophes écologiques et humaines, sauf quand nous sommes devant notre télévision, confortables, et que notre bonne conscience nous fait verser une larme de crocodile sur la misère du monde. Que des amérindiens se fassent prendre leurs territoires et tuer au nom de la supériorité de la race blanche et du profit de quelques uns, que des populations d’Amérique du Sud n’ait plus d’eau parce que la multinationale Coca-Cola épuise les nappes phréatiques et appauvrit toute une région, que nous importe que les Kurdes se fassent massacrer par la volonté d’un dictateur paranoïaque turc, que des civils yéménites meurent sous les bombes saoudiennes pourvu que ces  nouveaux riches du pétrole et gardiens de l’intolérance mondiale puissent continuer à déverser leurs pétrodollars dans nos beaux pays occidentaux,  que nous importe que des espèces disparaissent tous les jours à cause de notre comportement irresponsable, que nous importe que des terres entières soient polluées parce que des multinationales apatrides ont décidé de faire du profit en vendant des engrais chimiques qui tuent les populations ,de pratiquer la culture intensive qui tue les sol et la biodiversité, de paupériser des pays entiers au nom de leur seul profit et de leur seule puissance …  la liste de ces horreurs  n’est pas exhaustive, mais il faut bien changer de sujet…

Parlons brièvement d’un autre sujet qui fâche : aujourd’hui mon pays, la France, a la jaunisse… Normalement c’est la crise de foie qui donne la jaunisse et bien là c’est la crise de foi dans la République et la Démocratie qui a donné la jaunisse. La France- paradis (ou presque) sur terre et dont les habitants sont persuadés de vivre en enfer et doutent de tout, mais surtout d’eux-mêmes…  la France, drôle de planète qui a tout pour réussir et qui passe son temps à casser ses jouets sous des prétextes divers… la France -pays républicain qui a décapité un de ses rois, mais qui continue à faire vivre d’aucuns avec des privilèges monarchiques. Il y a avait la noblesse, la noblesse de robe, la noblesse d’empire, et bien nous avons la noblesse républicaine …Contrairement à ce que l’on pense cette noblesse n’est pas « les politiques élus », cette noblesse, c’est la caste de hauts fonctionnaires, la caste de certains syndicats, de certains corps constitués oubliant pourquoi ils sont là , au service des citoyens et au service de la République. Ce sont eux  qui dirigent réellement le pays. Les Gilets jaunes ne sont pas la maladie, ils sont le symptôme d’une maladie qui atteint toutes nos « démocraties » devenues vieillissantes, faibles et lâches, avec de pseudo élites consanguines coupées des réalités… Une élite doit se renouveler en permanence en puisant dans toutes les couches de la société, sinon elle n’est plus une élite, elle se sclérose, cultive l’entre-soi et n’est plus reconnue par quiconque…

C’est tout le problème de nos « élites »(ou supposé comme telles) un peu partout dans le monde. Elles sont mourantes et ne le savent pas encore… Il est urgent de les renouveler, sous peine de voir arriver au pouvoir tous les escrocs de la politique qui vous promettent le grand bonheur pour demain ou le grand soir de la révolution avec son « homme nouveau », concept qui a présidé à toutes les catastrophes sanglantes du XIX et XX ème siècle et qui voudrait perdurer au XXI ème… Le bonheur pour tous se solde souvent par le malheur pour chacun.

C’est pour cette raison que, nous Occidentaux, nous Européens, nous Français, nous devons repenser notre action et notre devenir et n’avons  pas de leçons à donner aux autres et tout particulièrement aux pays africains, car une partie de leur martyre est de notre faute… Avant de donner des leçons au monde entier, commençons déjà par régler nos propres problèmes, ce dont nous paraissons incapables jusqu’à nouvel ordre.

Certains potentats africains, paranoïaques et avides ont été pratiquement tous mis au pouvoir par nous en ce qui concerne la zone francophone, afin de préserver des intérêts inavouables et très particuliers. Rassurons-nous, les autres nations occidentales ou autres puissances internationales ne sont pas en reste côté cynisme et avidité. En Afrique, à chaque fois qu’un leader a voulu « faire autrement » : Lumumba, Laurent Désiré Kabila, Laurent Gbagbo et bien d’autres, ont été assassinés ou emprisonnés, les populations manipulées. Dès qu’un pouvoir ne plait pas ou plus à cette clique internationale, l’on déstabilise le pays concerné.

Si la France a sa part de responsabilités ou plutôt d’irresponsabilité, l’internationale des prédateurs cyniques est grandement coupable de la situation confuse de l’Afrique en ce début de XXI ème siècle : Chinois, Américains , Anglais, Israéliens, Brésiliens, Russes, Indiens, Arabes ; tout ce petit monde prend l’Afrique pour un super marché des matière premières , des minerais, des terres rares… et la guerre de l’eau n’a pas encore commencé … Le pillage de l’Afrique centrale va bon train … Après le sous-sol , c’est la surface qui commence à être attaquée : pollution les sols par la culture intensive, par l’achat de terres par des puissances étrangères . Bientôt les Africains devront se battre pour que l’on ne leur vole pas leur ultime ressource : l’EAU… D’aucuns y pensent déjà …

Léopold II, Roi des Belges était un criminel avide, et c’était un précurseur dans l’art du pillage … Plus d’un siècle après, le système s’est perfectionné et mondialisé.

Bien ! Je vais quitter ma colère qui ne nous aidera pas plus que ça à lutter contre les « cons » et les « salauds » …mais ça soulage… Soyons positifs et parlons de l’ADAC en 2018 et de ce que nous espérons réaliser en 2019.

Il est important que le Continent africain ne fasse pas les erreurs que l’Occident a perpétuées sur ses propres territoires. Il est primordial que l’Afrique ne se laisse pas emporter par une mondialisation mortifère, mais sache y prendre ce qu’il y a de positif  et sache profiter du multilatéralisme qui lui ouvre la planète entière. Il faut que la jeunesse africaine ne se laisse pas emporter et séduire par les sirènes des multinationales dont un des objectifs principaux est de faire du profit en redistribuant le moins possible les richesses qu’elles viennent piller sans vergogne. C’est aux pays concernés de se battre pied à pied pour défendre l’intérêt de leurs populations et de leur pays.

Ce qui est vrai en France en Europe et ailleurs, est aussi vrai en Afrique : ramener le fonctionnement quotidien des populations au territoire immédiat où elles vivent, tout en coordonnant dans un ensemble plus vaste cette économie et ce développement de proximité. Organiser les territoires entre eux, mettre de la cohérence dans le fonctionnement de ces derniers en développant  les circuits courts et complémentaires, le développement durable et le respect de la vie et des autres… Avant de parler de « macro-économie » dont nous abreuvent sans cesse les lobbys économiques occidentaux et les petits génies de la finance apatride, il faut parler de micro-économie et de développement endogène. L’on ne construit pas une maison en commençant par le toit… Un pays n’est prospère et fort que si tous ses territoires sont prospères et forts.

L’ADAC s’inscrit dans cette action depuis 2010. Dire que c’est simple, certainement pas, dire que nous ne rencontrons pas de difficultés serait mentir, mais nous progressons chaque jour, chaque mois, chaque année et nous sommes de plus en plus écoutés et de moins en moins seuls.

Nous ne bavardons pas, ne théorisons pas, nous agissons, nous travaillons main dans la main avec nos amis africains pour créer des stratégies et des dynamiques vertueuses dans les pays où nous sommes présents. C’est par l’exemplarité que nous arrivons à convaincre et non par des colloques coûteux et inutiles, parce que ne débouchant majoritairement sur rien… Le travail se fait sur place et non dans les bureaux ou les salles de conférences (je vais encore me faire des amis…) Ces colloques ne rapportent pas grand-chose à l’Afrique, mais font prospérer ceux qui les organisent (il y a quand même quelques exceptions positives d’organisateurs engagés pour le développement de l’Afrique, j’en connais)

Quelle a été notre action en 2018 :

En premier lieu je dois saluer la nouvelle équipe dirigeante qui a été élue lors de l’AGO tardive de 2017. Nous avons élus trois Vice Présidents dont deux nouveaux, François Faleu (Camerounais) au développement et à l’agriculture, Achile Balou (Ivoirien) au numérique et au développement des nouvelles technologies, Valériy Adjahi (Béninois) aux minerais et à leur exploitation équitable. Le Secrétaire Général est toujours Sylvain Sasse (Togolais) et la nouvelle secrétaire Générale adjointe, Clenne Mouangou ( République du Congo) . La trésorière est toujours Géraldine Autrique (France) et le nouveau Trésorier adjoint Alain  Bessaudou ( France). L’équipe s’est renforcée avec la nomination de Reine Rodezh Poaty et Ange Laurent Coddy (Congolais – RC) au Handicap et à son inclusion  dans le système économique et social, de Georges Beaugrand (France), comme Architecte et Urbaniste, de Nicolas Bodson – avocat d’affaires (France) comme juriste, de  Stéphane Rivière, (France) chargé de l’international et de l’Asie, de Christine Renaud, responsable du secteur culture et éducation (France- professeur de lettres classiques- Ancien Chef d’établissement). Les conseillers spéciaux et territoriaux, Robert Ozubi (RDC), Irénée Assemien (Côte d’Ivoire), Ibrahim Touré (Sénégal), Amara Malik Camara ( République de Guinée), Michel Le Coq ( Ingénieur en génie civil – France – vivant à Pointe Noire) ont été maintenus et trois nouveaux Conseillers spéciaux ont été nommés Alain Patrick Koueri et Crépin Bothy (République du Congo) sont désormais responsables de la « Zone CEMAC » et Bernard Guilpin (France, vivant partiellement au Cameroun) responsable du secteur Cameroun. Je suis heureux et fier d’avoir cette nouvelle équipe pour diriger les actions de l’ADAC.

Les pays sur lesquels nous travaillons sont : la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Cameroun, le Gabon, la République Centre Africaine, le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République de Guinée, le Sénégal, le Togo et le Bénin. Il est évident que nous notre action est  beaucoup  plus avancée sur certains pays nommés ci-dessus. Cette liste peut évoluer en fonction des opportunités qui peuvent se présenter, le Burkina Fasso, le Mali, en font aussi partie. …

En République du Congo : nous avons essuyé quelques déconvenues. Non que les projets soient mauvais ou mal montés, mais la crise économique, plus la crise politique de la République du Congo, sans oublier le manque de fiabilité et de sérieux de certains de nos interlocuteurs ont fait que plusieurs projets piétinent, notamment dans l’agro-alimentaire et l’agriculture. Nous sommes en train de tout reprendre en mains et nous sommes certains que 2019 sera une année très positive. Ceux qui ne se sont pas montrés à la hauteur des enjeux sont éliminés de nos secteurs d’activités.

Notre Vice Président Valery Adjahi, avec ses partenaires, a commencé l’exploitation de certains minerais dans le sud de la République du Congo, cette exploitation permettra aux villageois qui sont employés d’améliorer considérablement leur quotidien et leur village. Toute cette exploitation est officielle et les minerais sont assurés de « traçabilité ». Nous travaillons dans le respect des hommes et de l’environnement.

Ange Laurent Coddy qui s’occupe du handicap avec son association DIMPA, crée des minis exploitations de cultures maraichères, des menuiseries employant des handicapés. Il est très actif sur tout le Congo et le Cameroun et développe une action générale sur le handicap. Il travaille en binôme avec Reine Rodezh Poaty ( RC). Tout est à faire, sourds, handicapés moteur, aveugles, etc… Le handicap au Congo n’est pas une priorité. Notre travail sur le handicap a trois directions : prévention médicale, soins, éducation-formation, inclusion sociale et économique.

Crépin Boaty a aussi ses structures, il construit une unité de traitement pour produire de la pate d’arachide et plus tard de l’huile, à Pointe Noire. L’usine est en cours de construction, il manque 100 000 € pour finaliser le projet et permettre à l’usine de fonctionner. Par ailleurs il a rénové une école qu’il a créée. Ecole faite pour les plus démunis et rénovée grâce à son argent personnel et à la participation de nos amis et partenaires d’Actions Humanitaires. Cette école accueillera , fin 2019, deux classes d’ handicapés : une de non-voyants et une de mal-entendants. Enfin, Crépin a une société de Conseil qui peut suivre l’implantation des PME en Afrique.

Clenne Mouangou, notre nouvelle secrétaire générale adjointe, congolaise de la Diaspora vivant en France, relance se ferme et son élevage « pillé » pendant la guerre du Pool. La seconde partie du projet est de développer la transformation du produit et faire une chaine de magasins diffusant des produits de qualité. Là aussi nous cherchons des partenaires pour monter cette chaine du froid et de transformation des produits issus des élevages de Clenne.

Notre membre d’honneur Madame la Ministre des PME, Yvonne Adelaïde Mougany, elle aussi impactée par les deux guerres du Pool où elle a presque tout perdu, vient de relancer la culture du manioc sur vingt cinq hectares et fait déjà travailler 90 femmes qui n’avaient aucune ressource pour vivre. Les terres fertiles lui appartenant se situent sur environ 1000 ha. Elle travaille pour structurer les villages qui peuvent participer à ce projet de développement de l’économie congolaise et de l’autosuffisance alimentaire (la République du Congo importe 80% de ses besoins alimentaires…)

Là aussi nous cherchons des partenaires techniques et financiers. Je pense que nos amis cultivateurs français de l’association ADAFA ont un rôle important à jouer en 2019 dans le domaine de l’agriculture en République du Congo.

D’autres projets agricoles ou projets structurants sont en cours ou à l’étude pour cette année 2019. Nous travaillons autant que faire ce peu avec les Autorités congolaises, mais surtout avec la société civile. Je remercie chacun et chacune pour son dévouement sans faille. Nous comptons relancer des « cultures oubliées » sur des terres appartenant à des membres de l’ADAC que ce soit dans le nord ou le sud du pays, nous disposons de plusieurs milliers d’hectares qu’il est urgent de mettre en valeur.

République Démocratique du Congo : ce fut un peu plus compliqué puisque l’instabilité due aux élections présidentielles ne permettait pas de travailler normalement. J’ai un rapport particulier avec la République Démocratique du Congo où est née l’ADAC et où j’ai été pendant quatre ans le Conseiller spécial pour la France de 2002 à 2006, du Chancelier des Ordres Nationaux de la RDC, le Général Major Benoit Faustin Munene , « Héro national » compagnon de Laurent Désiré Kabila et neveu de Pierre Mulele, Ministre de l’éducation de Patrice Lumumba. C’est un pays fantastique, avec des gens merveilleux, c’est un pays martyrisé par « l’ignominie et l’avidité des multinationales apatrides » … Mais tous nos réseaux et nos amis sont en place et nous espérons pouvoir retravailler comme nous le faisons en République du Congo. En fait, économiquement, ces deux pays sont complémentaires. Nous travaillons avec nos amis et notre représentant sur secteur Robert Ozubi ainsi que  la CCIAM RDC pour porter plusieurs projets structurants. Nous allons également aider au développement d’une unité déjà existante dans le Bandundu. Il s’agit d’un ensemble agricole avec une coopérative, un dispensaire et une école primaire. Ce projet a été créé voici plusieurs années par notre ami Remy Mundelengolo Mupulu qui est également membre de la cour constitutionnelle de RDC. Nous allons faire appel à nouveau à nos partenaires d’ Actions Humanitaires pour trouver du matériel pour le dispensaire et l’école, ainsi qu’un camion pour transporter les récoltes. La partie agricole sera traitée par nos partenaires cultivateurs de l’ADAFA.

Un projet de formation et de ferme modèle est à l’étude par notre ami Alain Fournier et la CCIAM RDC.

Par ailleurs en novembre 2019, sous la Direction de Docteur Mboyo, chirurgien pédiatre, l’ADAC participe à un colloque international sur la pédiatrie, la chirurgie pédiatrique, l’oncologie pédiatrique et l’urologie. Seront présents des médecins français, canadiens, asiatiques, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, etc.. . Ce colloque sur trois jours  est organisé sur le plan logistique par notre partenaire « Classe Export ». Le Docteur Mboyo fait un retour au pays pour pratiquer dans un hôpital de Kinshasa et fonder une école de formation pédiatrique. Nous espérons avoir parmi nous le Prix Nobel de la Paix qui est congolais.

Cameroun : depuis neuf ans je suis personnellement un des conseils du Promoteur de la Ville nouvelle de Dibamba Beach, sise juste au dessus de DOUALA, sur la route de Yaoundé. Travail titanesque de Paul Njanjo et de ses collaborateurs, investissement personnel de Paul Njanjo tout aussi titanesque que le projet. 1000 ha de foncier acheté parcelle par parcelle, organisation et plans par une équipe internationale dont nous faisons partie.( Tous les bureaux d’études étant franco-camerounais). Le projet a pris du retard pour cause de « vilainie politique » (doux euphémisme). Paul s’y attendait, mais pas à ce point là. Je pense que la reprise se fera dès le début 2019 et qu’à ce moment là les entreprises françaises seront les bienvenues. J’ai un mandat personnel dans lequel j’inclus l’ADAC pour proposer des entreprises, des architectes, des projets structurants se conformant au plan général de la ville nouvelle et bien entendu les financements qui vont avec.

L’ADAC étant adhérente de la cpme, nous allons proposer une équipe de travail : ADAC-cpme-FFB.(Fédération Française du Bâtiment). Je précise bien que ce projet est privé et international, mais qu’il est avant tout CAMEROUNAIS et porté par un homme exceptionnel pour son courage et sa pugnacité.

Le nouveau représentant de l’ADAC au Cameroun, Bernard Guilpin, reprend à zéro en 2019,  l’implantation de notre organisation. Le Précédent représentant a malheureusement failli à sa tâche et n’est plus dans notre équipe. Personnellement je le regrette, parce que cette personne était de qualité, compétente et intelligente, mais malheureusement elle fait partie des gens qui privilégient le bavardage à l’action concrète… Ce n’est pas compatible avec notre organisation.

B.G est donc chargé de reprendre langue avec les diverses organisations professionnelles du Cameroun pour développer des actions concrètes sur le terrain que ce soit en matière d’infrastructures locales ou dans l’organisation du passage de l’économie informelle à l’économie formelle pour les commerçants et artisans avec la SYCODEW,  Syndicat des commerçants du WOURI, de suivre sur secteur le développement du projet Dibamba Beach.  Avec notre Vice Président François Faleu et avec Bernard Guilpin nous comptons travailler sur les projets agricoles de proximité, notamment autour de la ville nouvelle de Dibamba Beach.

Gabon, Centre République Centre Africaine, Tchad : Nous sommes en attente de structuration d’une équipe sur secteur pour lancer des projets de la même veine que ceux des autres pays. L’instabilité politique ou gouvernementale n’aide pas vraiment à mettre en place des structures pérennes.

Petite mise au point : s’il est vrai qu’au départ l’ADN de l’ADAC était l’Afrique centrale, rapidement notre action s’est étendue à toute l’Afrique francophone et lusophone. Pourquoi pas l’Afrique anglophone : tout simplement parce que si nous pensons pouvoir collaborer ponctuellement avec certains pays ou structures anglophones, mais plus généralement nous estimons que politiquement et économiquement les anglophones sont des adversaires, que ce soit au Cameroun où il visent la  partition du pays, en République Démocratique du Congo, où à travers des pays africains frontaliers, les grandes multinationales anglophones pillent les ressources de la RDC, parce que la manipulation contre le franc CFA ( nous reviendrons sur ce sujet) est orchestré par les anglophones, parce que partout où ils peuvent nous mettre en difficulté , ils le font, d’où l’incompréhension totale du soutien que le Président de la République Française a apporté à une anglophone pour diriger la « Francophonie »… aberrant sur le plan stratégique et politique… Mettre en tête de la francophonie, une personne provenant d’un pays dont les dirigeants  nous détestent, n’est pas une erreur, mais une faute grave qui est la résultante d’une méconnaissance de la réalité des problématiques d’Afrique centrale. Nos amis africains francophones sont atterrés par cette décision.

Au sujet du franc CFA : c’est comme tout, le Franc CFA est maintenant d’un autre âge, il est arrimé à la zone Euro, ce qui fausse complètement la donne sur les échanges que peuvent avoir les pays africains francophones dépendant du franc CFA. C’est une injustice de plus pour l’Afrique. Mais, car il y a un mais, pour que ces pays puissent battre monnaie sans devenir les esclaves de la zone dollar, il est nécessaire que ces pays qui sont déjà groupés en zones économiques, puissent travailler ensemble sur une monnaie commune ( ce qui fera leur force) et puissent également bénéficier d’une vraie politique économique arrimée à une bonne gouvernance. La France doit tout faire pour aider ce changement du franc CFA vers une monnaie commune aux pays de la Zone, sinon nous perdrons sur tous les plans : économique, politique et stratégique.

Côte d’Ivoire : nous devons remercier le travail accompli par notre représentant sur secteur, Irénée Assemien.

En dehors de plusieurs projets en gestation, tant agricoles ou agroalimentaires que sur des infrastructures de proximité, nous portons désormais deux projets importants.

Le premier projet est un pool numérique porté par Achile Balou, Vice Président de l’ADAC et responsable de la société ivoirienne KANVOO. Le travail sur ce dossier a commencé en 2017, il s’est poursuivi en 2018 et a évolué au fur et à mesure des études. Nous avons eu certaines difficultés à trouver le « bon foncier » qui recevrait l’ensemble numérique dont un Data Center important qui sera construit sur une parcelle de 5000 m2. A proximité, sur 5000 m2 également devrait s’installer de « l’archivage numérique », puis une pépinière d’entreprises travaillant dans tous les domaines du numérique et de son développement, plus diverses  installations dont un centre de formation. Le tout sera construit sur 4 ha, dont un ha devrait recevoir des panneaux solaires. Cette création aura également comme objectif de minimiser l’impact carbone en enterrant partiellement le data center, en récupérant la chaleur créée par le data pour la transformer en froid. L’éclairage général se fera par système LED optimisé par une régulation qui gérera l’énergie du secteur éclairage. Nous souhaitons que ce premier Data center vraiment et totalement africain soit à la pointe de la technologie et à la pointe de la protection environnementale. L’équipe de base est constituée et se renforcera dans les mois à venir.

L’architecte de l’ensemble est Georges Beaugrand, membre du CA de l’ADAC. Le projet se situe à BONOUA à 50 km d’Abidjan.

Le second projet (dernier trimestre 2018),  est porté par la société SOAF-ADA dont le dirigeant, membre récent de l’ADAC est Aimé D. AKPALE. Lui aussi porte un projet très important par sa taille et son ambition. Il s’agit d’une ville nouvelle sur 600 ha, entre la lagune et le fleuve COMOE. Foncier dépendant de la Sous-Préfecture d’OGLAWAPO, ce projet s’intitule : projet de l’ile de MOTOBE. Pour le moment, des dragues  assainissent toute une partie de la zone qui était en « zone humide » et modèlent le terrain avec des remblais. Ce complexe, à 30 km d’Abidjan , comportera un hôtel 5 étoiles et ses annexes, un Golf 18 trous , 200 villas de standing et  sur 400 ha divers lotissements exécutés par différents promoteurs qui auront un cahier des charges commun. Là encore nous allons travailler sur une ville du XXI ème siècle, avec des espaces et services publics dignes de ce nom,  en privilégiant  l’environnement, les économies d’énergie et les énergies nouvelles avec un parc solaire d’une cinquantaine d’ha. Je serai à Abidjan au printemps afin de travailler sur le projet. Toute cette zone aura la fibre installée par la société Kanvoo.

Sénégal : nous travaillons avec plusieurs organisations professionnelles sénégalaises depuis trois ans sur des projets d’infrastructures de proximité. Toutefois, nous sommes un peu dépités, car là encore i beaucoup de bavardages et peu d’actions. Nous attendons donc que nos amis sénégalais soient disposés à travailler ou non avec nous.

Le Togo/Bénin : magnifique projet porté par le secrétaire général de l’ADAC, Sylvain Sasse et les Autorités de SOKODE au Togo. Partant d’un centre commercial en projet de base, l’équipe créée par Sylvain propose de le lier à l’organisation de coopératives artisanales de proximité pour approvisionner en priorité le complexe et développer une économie locale. Artisanat, ensemble agricole, et agroalimentaire de transformation des produits, permettront à plusieurs centaines de personnes de travailler dans un cadre établi et de développer des activités économiques pérennes. « Cerise sur le gâteau », dans un second temps il est prévu un Data center qui prendra en compte les données des administrations de SOKODE et des secteurs avoisinants et également les données des hôpitaux du Togo. Ce magnifique projet verra le commencement des travaux  courant 2019. Je suis plus qu’admiratif pour la pugnacité de Sylvain Sasse, et l’on ne peut pas dire qu’il ait trouvé de l’aide auprès de certains de ses compatriotes et encore moins du côté des Français. Nous avons proposé le projet en priorité aux entreprises françaises et même aux partenaires ou connaissances de l’ADAC : aucune réaction positive. Sylvain est donc allé chercher du côté des banques d’affaires américaines, lesquelles, bien entendu, ont répondu positivement. Idem pour les sociétés de bâtiment car, pour le moment, les entreprises françaises font la sourde oreille …Dommage pour elles. Il est encore temps de se manifester pour participer à ce projet,…très peu de temps… Après il sera trop tard et la rage au cœur nous travaillerons avec des sociétés étrangères non francophones. Sylvain n’étant pas un spécialiste de l’aménagement, même s’il apprend vite, il a souvent fait appel à moi pour effectuer des « réglages » pour son projet, c’est pourquoi je comprends d’autant moins les hésitations de certains…

République de Guinée : il y a deux ans, nous avons rencontré les membres d’une association qui est basée à la fois en Normandie, à Rouen et dans le Nord de la République de Guinée pas très loin de la frontière du Sénégal. C’est une association qui a organisé un village sur le plan de l’élevage et de l’agriculture et qui transforme des produits locaux pour en faire des boissons ou des aliments bio.  l’Association  ADESAGH. Malheureusement en 2018,  nous n’avons pas pu aider cette association comme nous l’aurions voulu et nous le regrettons. Nous espérons qu’avec les coopérations qui s’annoncent en 2019 entre la République de Guinée, plusieurs de nos partenaires et l’ADAC, nous pourrons donner toute la mesure à l’aide que nous devons apporter a ce projet.

En 2018, Christine Renaud a continué à s’occuper du projet « Conakry Capitale mondiale du livre » 2017/2018. Ce projet n’a pas été à la hauteur des ambitions annoncées… Dommage … Christine Renaud a continué à préparer la diffusion de livres sur le territoire d’Afrique francophone et bientôt officialisera  son action avec la création d’une association loi de 1901, adhérente de l’ADAC : « Lire en partage ».

 Voilà en bref  le tableau d’une partie de nos activités et projets qui sont portés par toute notre équipe. Comme je le disais en début de courrier, ce n’est pas facile et sur le plan financier c’est parfois stressant pour chacun d’entre nous. Nous souhaiterions aussi porter plus de projets et aider plus de jeunes ou de moins jeunes à développer leurs activités dans un cadre cohérent de développement de proximité endogène. L’ADAC est un facilitateur, un organisateur, un porteur de projets concrets ciblés et sécurisés … l’ADAC est un FEDERATEUR DE COMPETENCES au service du développement endogène de l’Afrique francophone  avec, si possible, la construction de passerelles et de partenariats gagnants/gagnants entre la France, l’Europe et l’Afrique francophone.

Si malheureusement , malgré tous nos efforts au sein de la « cpme » dont l’ADAC est adhérente, les TPE,PME,ETI françaises ne répondent pas présentes nous n’aurons aucun état d’âme pour travailler avec qui voudra bien collaborer avec nous à partir du moment où l’éthique est la même.

Nous n’écoutons pas les médias qui critiquent en permanence la France en Afrique francophone et nous font passer pour des « néocolonialistes ». Au regard de l’attitude de bon nombre de pays présents en Afrique, même si la France fait des erreurs et a des attitudes négatives qu’elle doit corriger sans délais, nous sommes bien loin du cynisme de certains pays qui eux sont réellement néocolonialistes et essaient de nous affaiblir à travers des ONG politiques et des leaders africains roulant pour des intérêts très spéciaux en plus des leurs.

Partout où nous sommes, Congo, Côte d’Ivoire, Togo, République de Guinée, etc… , nos amis africains me disent « mais que  faites-vous ? » « La France ne comprend plus rien à l’Afrique … mais qu’attendent vos entreprises pour faire de « vraies propositions de partenariats »… Hier à la FFB , la Ministre des PME, de l’Artisanat et du secteur informel de la République du Congo , chevalier de la Légion d’Honneur française, a tenu ce type de propos devant le Président de la cpme, François Asselin. Quelques semaines auparavant, toujours à la FFB, c’étaient des partenaires ivoiriens qui tenaient le même langage.

Ce n’est pas parce que le Président de la République Française ou le Ministre des Affaires étrangères   (homme qui connait bien l’Afrique) se déplacent dans un pays avec quelques grosses entreprises françaises, que le MEDEF ou autre organisation font des missions commerciales en Afrique, que nos organismes de financements déboursent des sommes importantes qui ne vont pas toujours là où il faudrait, que nous sommes vraiment présents sur le terrain. N’en déplaise à mes détracteurs, j’en ai la preuve tous les jours.

Je n’oppose pas les entreprises importantes aux TPE,PME,ETI, je dis simplement qu’elles ne travaillent pas dans les mêmes zones de compétences et que le développement économique et technique endogène de proximité commence d’abord avec les TPE,PME,ETI , sans pour cela rejeter l’apport des grandes entreprises, si elles jouent le jeu du développement du pays où elles sont accueillies et si elles ne prennent pas  sans rien donner. Je citerai l’expression célèbre d’un jeune Président de 40 ans «  en même temps ». Effectivement il faut faire tout ça en même temps. C’est ce à quoi s’évertue l’ADAC.

Fait a Saint Agnan sur Erre ( France)  le 31-01-2019

Didier Renaud

Président de l’ADAC
Responsable national du secteur Afrique francophone
De la commission internationale de la cpme.
Administrateur chargé de l’international
Pour la cpme93
Membre de EAF ( l’entrepreneuriat au féminin)
Spécialiste en Aménagement du territoire.

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