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La lettre du Président : Janvier 2016

2015 est enfin terminée. Que cette année fut longue et périlleuse ! Je pense que personne ne la regrettera… Malgré ceux qui veulent nous abattre au nom d’une idéologie totalitaire et mortifère , leur ignorance et leur haine de tout ce qui n’est pas eux, étant le seul credo qui les anime, nous sommes toujours debout et nous défendrons cette humanité et cette façon de vivre que ces êtres sans âme veulent nous nier.

La « Religion » est ce que les « humains » en font… rien d’autre. Il faut reconnaître que d’aucuns sont très doués pour créer l’Enfer sur terre, avec comme promesse un Paradis hypothétique…

Donc voici 2016 et son cortège d’inconnues, d’espoirs et de craintes. Je ne puis m’empêcher d’avoir une pensée pour ceux qui ont perdu des proches ou des amis : quelques illuminés avaient décidé de leur retirer leur humanité et le droit à la vie, au nom d’un Dieu fou  qui n’existe que dans leur esprit troublé.

C’est la même démarche  que celle qui galvanisait des esprits dévoyés qui pensaient pouvoir envoyer à la mort des millions de gens , parce qu’ils étaient différents ou qu’ils n’étaient pas comme ils voulaient qu’ils fussent … Les deux entités se servaient et se servent des mêmes symboles, l’une avec le drapeau noir, une tête de mort et deux S, l’ autre avec le drapeau noir et une inscription maléfique : deux drapeaux noirs, issus de deux aberrations de l’esprit, mais deux idéologies semblables… la négation de l’autre !.. C’est le mythe de « l’homme nouveau » qui s’est toujours soldé par des  millions de morts.

Pourtant, une fois dit, il ne faut pas nier notre part de responsabilité collective à la naissance de cette dernière monstruosité. Les idéologies mortifères sont le fruit de nos errances, de nos compromissions, de nos renoncements  et de nos lâchetés. Si les extrêmes  s’enracinent si fortement dans les esprits, c’est parce que nos démocraties creusent elles-mêmes leurs tombes en ne répondant plus aux aspirations des peuples qui préfèrent alors le néant et le chaos à la souffrance d’une vie médiocre et sans idéaux.

Rien n’est simple sur cette vague de mondialisation accélérée, surtout quand la géopolitique et les intérêts étatiques, l’avidité et la soif de domination s’en mêlent. Les Américains portent une lourde responsabilité dans la dégradation de toute la zone du Moyen Orient. Ils sont très mal placés pour faire la morale, alors que pendant trois décennies, au nom de la « guerre froide » avec l’URSS, ils ont favorisé les pays qui sont aujourd’hui le terreau de l’extrémisme Islamique.

Ils ont continué par l’erreur monstrueuse de la guerre en Irack, puis l’intervention avérée inutile  en Afghanistan.

Ensuite il y a eu l’erreur libyenne de Monsieur Nicolas Sarkosy inspiré par son bouffon de service d’un instant, Monsieur Bernard Henri Levy. L’ex Président de la République n’a rien  compris à l’Afrique et à ses problématiques spécifiques et je gage qu’il ne comprendra pas plus demain qu’il n’a compris hier.

Nous payons aujourd’hui toutes ces incohérences coupables. L’extrémisme et le terrorisme sont les enfants adultérins de notre manque de clairvoyance politique, stratégique et économique.

Ne nous y trompons pas, l’Afrique est dans «  l’œil du cyclone » et il ne faut pas grand-chose pour que ce  continent soit déstabilisé dans sa totalité. La France a un rôle important à jouer à tous les niveaux. Sur le plan militaire, si nous avions laissé le Mali s’enfoncer dans le chaos, que serait-il advenu ? Nous avons aussi un rôle à jouer sur le plan linguistique, culturel, économique (là est notre grande faiblesse)… Mais c’est aussi aux Etats africains de prendre leur destin en mains et de réfléchir à ce qu’ils veulent faire de leur merveilleux continent. Ensuite il faut agir et construire… demain…

Revenons à notre préoccupation majeure : l’année 2016 et la présence de l’ADAC en Afrique francophone.

En 2015, une nouvelle équipe dirigeante a été élue en me confortant pour trois nouvelles années à mon poste de Président de l’ADAC. Le Secrétariat général a été pris en mains par un jeune chef d’entreprise « Patron des Parfums VIVALDI », ancien journaliste d’investigation et écrivain, Mr Sylvain Sasse, assisté de Monsieur Alain Patrick Koueri, entrepreneur en BTP à Brazzaville (RC) comme Secrétaire Général adjoint chargé de la Zone CEMAC. L’ancienne Secrétaire Générale Mme Géraldine Autrique a laissé son Poste de Secrétaire Générale pour prendre celui de Trésorière Générale. Gageons qu’elle mettra toute la rigueur qu’il faut pour gérer se poste sensible. Elle est assisté par Messieurs Valéry Adjahi et Didier Bayonne, tous deux chef d’entreprises, au poste de Trésoriers délégués. Un second Vice Président a été également élu, le plus ancien de nous tous, Monsieur François Faleu , dit « Grand père Faleu »… Sous ce nom affectueux se cache un homme de grande qualité et efficace, venant épauler le travail du premier Vice Président Lucien Ntamag Mahop ( intelligence économique)

Et puis nous avons tous nos conseillers, tous très performants et dynamiques Ibrahim Touré (IE*) pour l’Afrique de l’Ouest, Alain Paul Boungou, Conseiller spécial pour la République du Congo, Robert Osubi pour la RDC (IE*), Marcelin Deckous Nzambi pour tout ce qui relève du domaine de l’agriculture et de l’agro alimentaire, Michel le Coq, ingénieur en « Génie Civil » et responsable de tous les problèmes de BTP, Reine Rodezh Poaty pour les relations publiques interafricaines, Christine Renaud (professeur de Lettres classiques à la retraite et ancienne  Directrice d’un lycée international privé) pour la culture.

De nouveaux partenaires sont venus se joindre à nous. Nommons entre autres,  le Syndicat Patronal togolais U35, et aussi une nouvelle Scoop en République du Congo, SCOOP dirigé par Messieurs Christian Mala et Josephat Tsinga,( tous deux géologues), venant compléter la première SCOOP créée par Marcelin Deckous Nzambi.

Sans oublier les entreprises et les personnes qui nous rejoignent pour participer à l’essor économique et au développement de l’Afrique, tout en développant leur propre CA. Je pense aussi à nos amis Italiens du Groupe Litogini, avec lesquels nous travaillons sur plusieurs grands projets et le Groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank avec qui nous collaborons.

Pour 2016, l’ADAC et ses partenaires portent  de nombreux projets et montages techniques et financiers : au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Guinée Conakry, en RDC, en RC, au Cameroun.

Une des actions prioritaires de l’ADAC est de favoriser  sur secteur, le passage de l’économie informelle représentant plus de 85 % de l’économie de l’Afrique subsaharienne à l’économie formelle, seule issue possible à la stabilisation sociale  du continent africain.

C’est un problème complexe, car l’économie formelle, à travers le monde, se sert depuis toujours de l’économie informelle comme «  variable d’ajustement. », certaines entreprises du « formelle » font de même… C’est JANUS …

Il est nécessaire de revoir sérieusement cette attitude et les paramètres qui la régissent, car si c’est une variable d’ajustement pour d’aucuns (sociétés, Etats, etc…), c’est aussi un facteur d’exclusion, d’inégalité,  d’appauvrissement et à court terme de déstabilisation et de troubles sociaux irréversibles, favorisant ainsi le chaos, les politiques mafieuses et le terrorisme.

Il faut donc lentement, avec précaution et sans « casser le lien social de survie» que cette économie génère, modifier les paramètres de bases en ramenant petit à petit cette économie informelle et invisible à une visibilité qui lui permette de se transformer en économie formelle et de faire prospérer de nouvelles structures.

Les Etats et les Gouvernants africains doivent comprendre que l’avidité prédatrice de certains et les multinationales ne sont pas l’avenir de l’AFRIQUE, que cet avenir est dans l’émergence et le développement d’une « économie circulaire » locale  se confortant sur ses propres richesses internes, sur la mise en valeur de ces dernières en s’appuyant également sur des partenariats gagnant/gagnant nationaux et internationaux sans exclusive  et en mutualisant les moyens.

Si l’ADAC défend la structure de la SCOOP, c’est pour cette raison. Car il nous semble qu’ il soit nécessaire de développer « l’organisation » de base des différents acteurs économiques locaux en mutualisant tous les moyens de productions, en rationnalisant et en développant les moyens de transformations des produits de base (forte valeur ajoutée) et en aidant à la mise en place de circuits commerciaux nationaux et internationaux.

Nous travaillons sans relâche sur ces thèmes en RC et en RDC. Dernièrement à la suite du colloque de PME Xhange, j’ai proposé à Mme la Présidente du Syndicat du WOURI à DOUALA,(Cameroun) Madame Alice MAGUEDJIO (syndicat de petits commerçants dont 90% sont dans l’informel)  de travailler avec elle sur le passage de l’informel au formel pour ses affilés.

Pour cela, il faudra que l’Administration camerounaise joue le jeu, que l’Administration des impôts modifie son attitude, que les grossistes ou les firmes internationales cessent de « vendre sans facture » pour augmenter leurs marges bénéficiaires non déclarables, enfin que les commerçants et artisans qui décideront de passer de « l’ombre à la lumière », s’organisent sous« la responsabilité de leur syndicat » qui sera là pour les aider, avec l’ADAC en conseil.

Nous sommes dans le concret et le pragmatisme. Dire que cette aventure nouvelle de l’ADAC sera un long fleuve tranquille, nous en doutons. Mais avec la volonté de tous, les résultats peuvent être étonnants et ce projet peut servir de laboratoire pour les autres secteurs.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que pour développer des économies et créer de la richesse en Afrique, il faut cesser de « balancer des milliards » qui ne vont  que très rarement là où il faudrait qu’ils aillent, il faut cesser de construire des « usine à gaz » où ceux qui gagnent le plus sont les organismes qui gèrent les fonds.

Un exemple simple. Un vrai constat : l’Afrique a besoin de s’électrifier. Mr Borloo, sillonne les « Capitales africaines ». Il est devenu le n° 1 du serrage de « paluches » des responsables politiques africains… Il parle de l’électrification  de l’Afrique en essayant de réinventer la roue, alors que sur place,  tout existe pour que le chantier commence à la base…Qu’il vienne nous voir et surtout qu’il parle avec notre ami « Emile Mouloundou » responsable pour l’Afrique centrale de « Schneider Electric »,  Mr Borloo aura peut-être une chance d’être enfin efficace…Bienvenu dans le monde réel,  Mr Borloo !

Comme toujours, cette lettre trimestrielle aborde un peu tous les sujets. Si vous voulez nous rejoindre et travailler concrètement avec nous, que vous soyez une personne morale ou une personne physique, il vous suffit d’adhérer à l’ADAC, les adhésions se font en ligne.

Nous ne donnons pas dans l’’humanitaire. Nous sommes là pour développer le « business et l’économie » en Afrique francophone.

Une maison  commence à se construire par les fouilles et les fondations et non par le toit comme le font si bien la majorité des organismes officiels internationaux…Résultats : médiocres, voire inexistants…

Les fondations de cet  avenir ?…  les populations africaines…la jeunesse de ce continent et sa vivacité…

L’ADAC est là pour fédérer les compétences et les volontés, pour développer des synergies et des dynamiques.

Toute l’équipe de l’ADAC et moi –même vous souhaitons une belle et fructueuse année 2016.

                                                                                     Didier RENAUD

                                                                            Président de l’ADAC

  • Nota IE = intelligence économique

Les mots des amis de l’ADAC

Bonsoir Monsieur Didier.
A toutes et tous, amis, connaissances, amis d’amis, je vous souhaite pour vous et tous vos proches une excellente année 2016.
J’espère que cette année verra le retour de la paix dans les pays en souffrance, j’espère aussi que cette année verra mes concitoyens de l’Europe penser à faire de ce vieux rêve le pays de leurs enfants (et des miens), j’espère qu’enfin le souci de la Nature ne soit pas seulement des mots, j’espère que tous ensemble, solidaire, nous penserons davantage à faire un monde de partage…
Voilà, c’est déjà pas mal…
Et puis, à mes concitoyens français, malgré tout, retrouvons le sens de l’humour, du rire et de la fête, ne serait-ce que pour être fidèle à celles et ceux qui ont défendu pour nous ces valeurs en 2015.
Bon séjour en France.
Prince Mamadou.